vieillecabanon.jpg

France

 

REPORTAGE - ILS FONT

Mamies DJ

Hardcore, Trance, Techno... C'est l'histoire de deux DJ qui initient les résidentes d'une maison de retraite à l'électro. Pour leur faire découvrir la musique de leurs petits enfants, et montrer qu'il n’est jamais trop tard pour taper de la charentaise.

Portrait - Vieillir EN CORSE

Alexandre, ancien maire

Alexandre est l’ancien maire de Palasca, en Haute-Corse. On l’a accompagné jouer aux boules et nourrir les chats du village.

Ils font

Cette Famille, en or

On a découvert l'initiative « Cette Famille » qui met en relation des personnes âgées isolées avec des familles d’accueil. On vous présente Geneviève et Odette, accueillies par Clarisse, Tom, Inès, Lylou et Stéphane.

Questions de generations - La fidélité

Pierre & Lydia, la fidélité

"Maintenant je voudrais qu’il me raconte. Ça me distrairait un moment. Plutôt que de regarder des conneries à la télé." Pierre et Lydia, 70 ans de mariage, donnent leur vision de la fidélité.

22882613_10155913209231869_1016830475_o.jpg

Japon

Contexte

Comment le Japon s'adapte au vieillissement

 
 

Le Japon, plus que tous les autres pays dans le monde, est confronté au vieillissement de sa population. Un quart d’entre elle a plus de 65 ans, et le Japon est le pays qui compte le plus de centenaires : 65 000 pour 127 millions d’habitants (contre près de 21 000 en France pour 66,9 millions d'habitants). 

La manière dont le Japon aborde les défis –  et les opportunités –  posés par le vieillissement rapide de la population fait du pays un véritable laboratoire pour le reste du monde. À la fois parce que les solidarités familiales restent très fortes  ; mais aussi parce qu'en même temps, le pays tout entier réagit pour adapter la société à cette nouvelle donne.

En 2000, le gouvernement japonais a lancé un programme d’assurance de soins de longue durée. « Comme en France, ce système est fondé sur le principe de l’assurance, mais aussi sur les taxes, notamment la TVA », explique Fumi Irie, du ministère de la Santé japonais. Une « assurance vieillesse » unique au monde, qui contribue à changer les moeurs en profondeur. « Ce dispositif bouleverse la société traditionnelle, explique Fumi Iri. Avant c’était les familles qui s’occupaient des personnes âgées dépendantes, surtout les femmes. Maintenant, elles peuvent travailler. » 

Ce système combine les soins de santé, les soins de long terme, les soins à domicile et des services de proximité à l'échelle de la communauté, pour permettre aux personnes âgées de continuer à vivre dans des endroits qui leur sont familiers, même s’ils nécessitent un niveau de soins avancé ou sont atteint de la maladie d’Alzheimer – 2,8 millions de personnes ont une démence au Japon et d’ici 2025 ce nombre passera à 4,7 millions. 

Le pays prend aussi peu à peu la mesure de la valeur sociale des personnes âgées. « On effectue encore une catégorisation par l’âge et les personnes âgées sont systématiquement considérées comme des personnes à aider. Mais cela ne correspond plus à la réalité », souligne Fumi Irie, du ministère de la Santé japonais. Au Japon, 29,3% des hommes âgés de 65 ans et plus continuent de travailler, contre à 3,2% en France. « Pour la plupart des Japonais, surtout pour les hommes, le travail constitue un socle important : ils y voient un moyen de préserver le lien avec la société. »

On a justement rencontré des initiatives qui permettent de valoriser le rôle social des personnes âgées – comme chez Days BLG, où les « vieux » atteints de troubles cognitifs peuvent continuer à travailler et se sentir utiles au sein de leur communauté. On a aussi visité des endroits où les vieux et les jeunes construisent ensemble un lieu de vie où ils peuvent prendre confiance en eux et s’épanouir – comme l'établissement intergénérationnel Aoi Care – ou encore des programmes qui mobilisent familles et professionnels de santé pour prendre soin des personnes âgées en perte d’autonomie – comme la méthodologie Humanitude, implantée par le français Yves Gineste et qui fait un véritable tabac au Japon.

On vous laisse les découvrir ici.

 

DSC00286 copie.jpg

Rue de Kyoto

 
 

REPORTAGE - ILS FONT

Shinko Fukushikai

On a rencontré Masue Katayama, une entrepreneure sociale de 78 ans. Depuis plus de 30 ans, elle transforme les bâtiments abandonnés en maisons de retraites abordables pour les vieux Japonais et elle emploie des aides-soignants étrangers, traditionnellement discriminés dans la société.

REPORTAGE - ILS FONT

Days BLG!

Ils lavent des voitures, postent le journal, connaissent les meilleurs tubes du karaoké japonais... On a suivi des vieux Japonais complètement déments dans leurs petits boulots au centre d'accueil Days BLG!

REPORTAGE - ILS FONT

Humanitude

Il leur apprend à se toucher, à se regarder dans les yeux… Le Français Yves Gineste enseigne aux Japonais comment donner de la tendresse aux personnes âgées. On a voulu comprendre pourquoi sa méthode, Humanitude, fait un carton au pays des Nippons.

REPORTAGE - ILS FONT

VR Dementia - Dans la tête d'Alzheimer

Dans la tête d’Alzheimer : grâce à la réalité virtuelle, des étudiants de la Keio University, à Fujisawa, apprennent à ressentir ce que ressentent les personnes âgées atteintes de troubles cognitifs.

ILS FONT - JAPON

AOI Care

Chez AOI Care, l'établissement fondé par Tadasuke Kato à Fujisawa, on s’attache à déceler et réaliser le potentiel oublié de chacun. Les vieux atteints de maladies neurodégénératives comme les adolescents en décrochage scolaire y trouvent leur place. 

Portraitpoissonnière550.jpg

Inde

CONTEXTE

Comment l'Inde s'adapte au vieillissement

 
 

En Inde, 90% des travailleurs font partie de l’économie informelle. Sur les 110 millions de personnes de plus de 60 ans dans le pays — qui compte 1,3 milliards d’habitants — seulement près de 20 millions de personnes âgées sont donc amenées à toucher une vraie retraite relative à leur ancienne profession dite “officielle”.

En 1995, le gouvernement indien a mis en place une assurance pour permettre à ces anciens travailleurs des secteurs informels — des mines, de la marine, de l’agriculture… — de toucher un minimum de 1000 roupies par mois… C’est à dire 13 euros, environ.

“Ce minimum retraite est évidemment insuffisant. Celui-ci devrait s’élever au moins à 3000 roupies [37 euros] pour leur permettre de vivre de façon décente”, nous explique Irudaya Rajan, professeur au Centre d’Études du développement de Trivandrum (Kérala, sud de l’Inde) et co-auteur, entre autres, de l’ouvrage Les personnes âgées en Inde : besoins et vulnérabilités. "Ces personnes deviennent pauvres à partir de 65 ans. Et sans politique de réemploi, elles peuvent tout simplement mourir de faim si elles ne continuent pas à travailler”, nous explique Irudaya Ranjan.

 

 

Il en va de même pour le système de soins aux personnes âgées : 100 millions de vieux Indiens n’ont aucun système de sécurité sociale. Ils ne peuvent donc pas prendre en charge les coûts médicaux ou les frais d’éventuels :

Dans le sud de l’Inde, des initiatives comme l’Institut de médecine palliativeou l’ONG de défense des personnes âgées HelpAge India forment les communautés et volontaires à l’administration des soins pour les personnes âgées. “Comment les vieux pourraient-ils aller à l’hôpital ou consulter un médecin ? Ils n’ont même pas assez d’argent pour prendre un taxi”, nous dit Sathiya Babu, en charge du programme des soins palliatifs au Tamaraikulam Elders Village, un village pour personnes âgées créé par HelpAge à côté de Cuddalore, dans le sud-est du pays, où les résidents sont formés à prendre soin les uns des autres.

  Pondichery

Pondichery

REPORTAGE - ILS FONT

Quand les vieux Indiens montent leur business

Dans le sud de l'Inde, les vieux se réunissent en groupes d'entraide et mettent en commun leurs économies pour se prêter de l'argent et monter leur petit business : magasin de saris, vente de poissons...

PORTRAIT - VIEILLIR DANS LE KERALA

John - Vieillir au Kerala

John dédie sa retraite à retaper un bout de terrain au bord des backwaters de Cochin, dans le Kérala, et en fait profiter ses proches et voisins pour toutes sortes de cérémonies. 
Il nous a invités aux fiancailles de sa nièce. On a pu aborder avec lui les coutumes indiennes, le système des castes, le mariage.

REPORTAGE - ILS FONT

Tamaraikulam, les vieux du village

Les vieux Indiens rescapés du tsunami de 2004 se sont rassemblés dans un village du Tamil Nadu pour prendre soin les uns des autres. Ce sont eux qui en fixent toutes les règles. 

Canapé500.jpg

Chine

Contexte

Comment la Chine s'adapte au vieillissement

 
 

La politique de planification des naissances (1978) et l’allongement de l’espérance de vie ont bouleversé la structure par âge de la population chinoise. Selon les projections démographiques des Nations unies, la part des personnes âgées de 65 ans ou plus, qui était de 7 % en 2000, devrait plus que tripler d’ici 2050, pour atteindre 24 %, la Chine comptant alors 330 millions de personnes âgées.

Comment vit cette première génération de retraités parents d’enfants uniques ? À quels défis est confronté le pays, et comment peut-il s'adapter au vieillissement rapide de sa population ? Nous avons interrogé Justine Rochot, doctorante en sociologie au Centre d'Etudes sur la Chine Moderne et Contemporaine de l'EHESS.

Bonjour Justine. Tes domaines de recherche portent sur le vieillissement de la société chinoise et les processus de socialisation des personnes âgées en Chine. Quelle place occupent les personnes âgées aujourd’hui dans la société chinoise ?

Il est un discours relativement banalisé aujourd’hui, en Chine comme à l’étranger, qui tend à mettre en avant l’importance de l’héritage de la « piété filiale » confucéenne comme un élément culturel favorisant un respect traditionnel pour les personnes âgées, en Chine. De ce point de vue, grâce à une tradition plus « communautaire », la Chine ferait montre d’un plus grand respect pour les personnes âgées que l’Occident, dépeint comme plus individualiste.

A mon sens, ces représentations empêchent de comprendre les transformations de la place des personnes âgées dans la société chinoise actuelle, qui est loin d’être aussi simple et positive. Il y a tout d’abord un grand écart entre ce qui se passe en ville et à la campagne : dans les campagnes, on commence à peine à mettre en place un système de pension de retraite, et les personnes âgées des régions les plus pauvres sont bien plus dépendantes des jeunes générations qui partent travailler dans les grandes villes et leur laissent souvent leur propre enfant à charge. Au début des années 2000, on a ainsi vu une forte augmentation du taux de suicide des personnes âgées, alors deux à trois fois supérieur à la moyenne des pays occidentaux, et la moyenne rurale quatre à cinq fois supérieure à celle des villes.

Il faut aussi replacer cela dans le contexte plus large de la transformation des liens entre les générations, en ville comme à la compagne : les plus jeunes sont moins prêts à obéir aveuglément aux désirs de leurs parents, à se sacrifier pour la famille. Ils souhaitent eux aussi se réaliser en tant qu’individus (même si cela fait l’objet de nombreux compromis) et valorisent de plus en plus la famille nucléaire plutôt que la famille élargie. Il y a donc un écart fort entre ce que les plus âgés pensent pouvoir exiger de leurs enfants (au nom du respect inconditionnel que les enfants doivent porter à leurs parents) et la manière dont les enfants perçoivent ces injonctions parfois jugées excessivement intrusives.

Les enfants adultes tendent de ce point de vue à négocier les relations sur le court terme en considérant le respect de manière plus réciproque, à valoriser l’importance de l’affection.

Mais cela est d’autant plus difficile aujourd’hui que les relations familiales sont largement tributaires des pressions générées par l’environnement social et économique de la Chine actuelle : en ville, l’inflation des prix et notamment ceux de l’immobilier limitent de ce fait l’autonomie des enfants qui restent fortement dépendants de l’aide financière de leurs parents pour faire des études ou pour l’achat d’un appartement ou d’une voiture au moment du mariage.

De ce point de vue, les personnes âgées se sentent bien peu en phase avec le monde actuel, bien plus matérialiste, consumériste, rapide, et paradoxalement plus incertain à leurs yeux que la période maoïste où ils ont grandi. Pour beaucoup – par exemple pour les paysans ou les ouvriers – l’ouverture économique des années 1980 a aussi été synonyme d’un violent déclassement social. Pour comprendre la place occupée par les personnes âgées aujourd’hui et le sentiment de désœuvrement auxquels beaucoup font face, il faut donc aussi remettre cela dans le contexte plus large des parcours de vie de ces générations aujourd’hui âgées.

Cité Interdite500.jpg

La Cité Interdite

 
 

PORTRAIT - VIEILLIR A YANGSHUO

Lin Shu Hui

Dans la campagne chinoise, posé au milieu de son champ, Lin Shu Hui, 86 ans, nous a parlé de la vie sous Mao, puis sous Deng Xiaoping. Il nous a aussi raconté comment il a rencontré sa femme, caché dans les grottes de Guilin pendant la guerre sino-japonaise – il avait neuf ans, elle en avait huit.

REPORTAGE - ILS FONT

La vieille Pékinoise a quelque chose à dire

Les grands-mères ont leur talkshow : en Chine, l’émission "La vieille Pékinoise a quelque chose à dire" (北京大妈有话说) cartonne sur l’application WeChat et révèle l’usage très avancé que font les vieux Chinois du mobile. Les vieilles prennent la parole, commentent les faits divers, donnent leurs petites recettes miraculeuses ou leurs conseils avisés… On est allés dans leur studio rencontrer ces stars du troisième âge.

PORTRAIT - VIEILLIR A PEKIN

Les vieux hypersportifs du Temple du Ciel

 

Laissez tomber vos bonnes résolutions, vous ne serez jamais aussi balèzes que ces vieux Pékinois.
Une matinée avec les vieux Chinois hypersportifs du Temple du Ciel.

VIEILLIR A PEKIN - CHINE

3 questions à l'entremetteuse Madame Zhang

 

En 25 ans, elle a réalisé 93 mariages. Madame Zhang, perpétue le métier traditionnel chinois d’entremetteuse de mariage. Elle nous a donné le secret d’un mariage réussi en Chine – et ce qu'il faut éviter à tout prix.

ILS FONT - HONG-KONG

Vieux aux fourneaux

 

Au restaurant Viet Street, à Hongkong, les retraités sont aux manettes. Ils assurent le service, la cuisine, les cocktails... La chaîne de restos Gingko House embauche des personnes âgées dont la maigre retraite ne leur suffit pas à vivre dignement dans la principale place financière d’Asie. On y a mangé, et c’est délicieux

ILS FONT - HONG-KONG

Dans la vie des vieux

 

À Hongkong, des jeunes se mettent dans la peau de vieillards. Munis de lunettes effet cataracte, une veste de 10 kilos sur le dos, les écoliers descendent dans la rue à la rencontre de ces vieux qui ramassent des cartons pour l'équivalent de 2 euros par jour.

Vieux portela groupe 1500.jpg

Brésil

CONTEXTE

Comment le Brésil s'adapte au vieillissement

 
 

Une baisse significative du nombre de naissances s'est produite au Brésil au cours des dernières décennies. La conséquence directe est l'augmentation de la proportion d'adultes et de personnes âgées. Selon une enquête de l'IBGE, de 1940 à 2015, l'espérance de vie au Brésil a augmenté de 30 ans, passant de 45,5 ans à 75,5 ans.

Avec l'avancement de la technologie et de la médecine, la tendance est que cette progression se poursuivra. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ce groupe, qui représente aujourd'hui 12% de la population brésilienne, atteindra 30% en 2050, passant de 24,4 millions à 70 millions de personnes.

En 2025 - le pays devrait occuper la sixième place au monde concernant la population de personnes âgées de plus de 60 ans. 

Le Brésil vieillit donc rapidement et en même temps sans véritables ressources pour des politiques sociales et de santé qui puissent répondre à une population déjà vieillissante. Une génération d'entrepreneurs créent des innovations sociales pour répondre aux défis de l'inclusion d'une nouvelle génération de personnes âgées de plus de 60 ans. Elles s'attachent notamment à réduire les inégalités dans cette frange de la population, à faciliter la communication et les liens avec les personnes atteintes de maladies neuro-dégénératives ou accompagnent à réinventer sa vie après 60 ans.

  Répétition du carnaval à Salvador de Bahia

Répétition du carnaval à Salvador de Bahia

 

REPORTAGE - ILS FONT

Une maison pour les vieux dans la Cité de Dieu

En plein coeur de la Cité de Dieu, au Brésil, une entrepreneure sociale a créé la Casa de Santa Ana une maison pour les vieux de la favela. Petit à petit, les jeunes se sont aussi approprié le lieu. On y mange, on y fait de la musique, on y danse même le ballet funk.

REPORTAGE - ILS FONT

Du cirque à la maison de retraite

"Au bout du compte, qu’est ce qui reste, quand il n’y a plus la parole, plus le corps, plus rien ?" À Rio de Janeiro, les clowns du Teatro do Sopro arrivent à communiquer avec des personnes âgées qui n’arrivent plus à s’exprimer, parfois depuis plusieurs années. Vulnérable, humain et un peu idiot, le clown entre en connexion avec les résidents d'Ehpad, au point de les libérer complètement.

D’autres vidéos à venir, ne manquez rien!

 

→ S'abonner sur 

Facebook

→ S'abonner sur 

Instagram

→ S'abonner sur 

 Twitter

→ S'abonner à la

Newsletter

 
SumusuChien.jpg